Numix mis à l’honneur dans la dépêche du Tarn

À Gaillac, la société Numix, dirigée par Amélie Raffenaud et Jeff Sebrechts, connaît une belle évolution. Avec sa dizaine de salariés, la start-up est spécialisée dans la réalité virtuelle.La pépinière d’entreprises Granillia de Gaillac abrite une start-up dont le succès n’a rien de virtuel. En quatre ans, Numix est passé d’une équipe composée de ses deux fondateurs à 11 personnes. Des infographistes, des développeurs, des concepteurs pédagogiques. La réalité virtuelle c’est justement leur domaine de prédilection. S’ils utilisent les dernières technologies pour proposer des solutions interactives et immersives, c’est au service d’une réalité bien concrète qu’est la formation.

E-learning et jeu vidéo

Amélie Raffenaud et Jeff Sebrechts ont su allier leur compétence dans les domaines du e-learning et du jeu vidéo pour proposer des solutions innovantes aux entreprises qui leur ont valu de nombreux prix. Le dernier en date, ils l’ont obtenu le 17 décembre. L’Usine Digitale leur a décerné le premier prix «Energie» pour Emily, un simulateur d’intervention sur le réseau de distribution électrique d’Enedis. Un exemple concret de ce que réalise la société tarnaise. Ce simulateur immersif est utilisé pour la formation des techniciens d’Enedis. Il permet de s’entraîner sur une multitude de scénarios dans un environnement réaliste au moyen de ces casques utilisés pour les jeux vidéo. Comme l’intervention dans un transformateur. Le formateur peut suivre l’évolution de l’apprenant sur un écran et vérifier si tous les gestes sont bien exécutés.

Airbus, le Cnes, la RATP

Au début de leur aventure, Amélie et Jeff ont travaillé sur l’e-learning (formation en ligne) en 2D avant de passer à la réalité augmentée. Le premier prototype réalisé pour Enedis leur a ouvert des portes. Depuis, ils ont signé avec des entreprises à forte réputation comme le CNES, la RATP, Airbus ou des grandes marques comme Lacoste ou Yves Rocher.

Ce couple à la ville comme au travail a commencé sa carrière à Paris. Après une dizaine d’années passées à la capitale, le désir de monter leur propre entreprise tout en privilégiant un rythme de vie plus apaisé les a conduits jusque dans le Tarn. Amélie est originaire d’Albi. Jeff vient de Belgique. Elle était spécialisée dans l’e-learning, lui dans l’univers des jeux vidéo. «On s’est dit qu’il y avait un truc à faire entre ces deux domaines. En adaptant à la formation la réalité virtuelle pour former des techniciens.»

Chiffre d’affaire doublé chaque année

Les deux trentenaires se sont intéressés aux pépinières d’entreprises pour se lancer dans l’aventure de façon sécurisée.

«Après avoir acquis les bases du dirigeant, la pépinière nous permet d’être accompagnés, d’avoir une formation et de ne pas être seuls. On peut échanger avec les autres entreprises de la pépinière».

Leur premier client en réalité augmentée sera un voisin spécialisé dans la charpente métallique.

Les deux premières années, le couple va lancer la société. «Nous avons ensuite commencé à recruter un apprenti puis, ces deux dernières années, l’effectif est monté à 11 salariés.

«Notre chiffre d’affaire double chaque année».

Le rythme d’évolution est tel que la petite entreprise commence à être à l’étroit dans ses locaux. «La réflexion est lancée pour s’installer sur un autre lieu mais on aimerait rester dans le secteur. Nos salariés sont tous du coin et on apprécie notre rythme de vie.»

Numix a su se faire connaître dans ce marché en plein développement. Ses dirigeants ne veulent pas brûler les étapes mais fourmillent d’idées. Et de talents à en croire les récompenses qu’ils collectionnent. Dans l’industrie mais aussi le tourisme ou le loisir.

On devrait découvrir bientôt un de leur nouveau projet au service de Cap’Découverte. Ces pros de la réalité virtuelle sont aussi bien ancrés sur leur territoire.

Une start-up à suivre.